La vie, une transition difficile



Aux grands hommes, la patrie reconnaissante

Classé dans : Comme c'est beau — Abraham Kadabra on 25 février 2008 @ 14:22

Charles de Gaulle :

-La grandeur ne se divise pas.

-Vive le Québec libre !

-Je vous ai compris !

Georges Pompidou :

-Il ne suffit pas d’être un grand homme, il faut l’être au bon moment.

-La fraude est à l’impôt ce que l’ombre est à l’homme.

Valéry Giscard d’Estaing :

-Le rôle de l’État, ce n’est pas de protéger la nation, c’est de la conduire.

-La question n’est pas celle de l’âge mais de l’expérience.

-Vous n’avez pas le monopole du coeur.

François Mitterrand :

-J’ai de la France, moi aussi, une certaine idée.

-Je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas.

-L’Algérie c’est la France.

Jacques Chirac :

-La guerre est toujours la pire des solutions.

-La politique, c’est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire.

-Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.

Nicolas Sarkozy :

-Avec Carla, vous l’avez compris, c’est du sérieux.

-T’as vu, elle est belle et en plus, elle en a dans la tête, ça me change.

-Si tu reviens, j’annule tout.

-Descends, un peu ! Viens ! Viens !

-Casse-toi, alors, pauvre con !

————————————-

Merci à C4limero pour être aussi gentil (à mon avis ça cache quelque chose).

Merci également à Thierry Jullien pour son sens de l’histoire, et pour tout l’amour qu’il me donne au quotidien.

L’ami Terrand

Classé dans : Textes aux stérones — Abraham Kadabra on 22 novembre 2007 @ 17:27

Je ne me souviens pas avoir été aussi angoissé depuis la mort de Mitterrand.
Y’avait eu un grand débat avec mes amis gauchistes de l’époque. Tout le monde était d’accord pour dire que c’était une bonne nouvelle parce que c’était un sale enfoiré qui avait fricoté avec le grand capital.
Du coup on avait monté une association anti-capitaliste. Parce qu’on en avait vraiment ras-le-bol des capitales. Londres, Paris, New-York*, ça va deux minutes…
On était jeunes. On était fous. On voulait changer le monde. Lutter contre la misère, la dégradation des termes de l’échange, la déforestation des ours et toutes ces conneries. On organisait des manifestations contre des trucs injustes et moches, comme l’obésité.
Les réunions étaient vachement sérieuses, à tel point que la blague sur les deux putes dans l’ascenseur ne faisait vraiment rire personne.
Sérieuses et longues, car une espèce d’abruti avait décrété que les décisions devaient être prises à l’unanimité.
L’unanimité, c’est une belle saloperie. Et le consensus la pire des foutaises.
Ce genre de principes vertueux est définitivement inapplicable dans un environnement mixte. Enfin je me comprends.
A cette époque, j’étais en couple avec une connasse de gauchiste. J’arrêtais pas de me faire engueuler parce que je ne votais pas assez à gauche, parce que je n’étais pas syndiqué ou parce que je ne foutais rien dans l’appartement.
Elles font vraiment chier ces gauchistes. Ca va hein, on va pas changer les draps toutes les semaines non plus.
Moi je l’aimais bien Mitterrand. Et quand il est mort, ça m’a vraiment fait flipper (comme le kangourou). Je me sentais aussi proche de lui que de mon propre père.
Il faut dire qu’ils avaient pas mal de points communs ces deux chenapans.
Dans ma famille, on a aussi notre Mazarine. Il s’appelle Méryl et il est Corse. Je ne l’ai jamais connu, et j’ai appris son existence tardivement. Mais si tu dois passer par ici, Méryl de la Corse, j’aime autant te prévenir que si tu te pointes pour l’héritage, tu vas être bien reçu, fils de con.
T’étais où quand il a fallu s’occuper de mon père, le changer, le laver, lui apprendre à lire, lui raconter des histoires et lui délivrer une éducation décente ?

Tout ça pour dire que ça va faire deux semaines que mon compteur de vitesse est en panne, et que j’angoisse comme pas possible à cause de cette saloperie de radar automatique tous les matins.

(*) Je sais…

hihi c’est haut

Classé dans : Textes aux stérones — Abraham Kadabra on 16 novembre 2007 @ 16:42

Un jour je partirai sur un bateau. Attention, un voilier hein. Avec des voiles et tout.
Je suis super fort en bateau. Il faut dire que j’ai toujours été super à l’aise avec l’eau et ses dérivés. Que ce soit les aquariums, les piscines ou la pluie.
Pourtant, le voilier, c’est loin d’être aussi facile que ça en a l’air. Les gens ont tendance à croire qu’il suffit de sortir les voiles, de tourner un petit peu le gouvernail, et hop, ça fait la rue saint-jacques.
Pas du tout.
Le voilier, c’est un peu comme la sortie pour Bondoufle sur la Francilienne. Si t’es trop confiant, tu risques de mourir pour de bon. Perso, je préfère repasser un coup de 4ème et j’enroule tranquille à 7000.

La première chose à faire quand on monte sur un voilier, c’est de descendre du voilier.
Parce que l’océan, c’est un peu comme une vulve : il convient de ne surtout pas se fier aux apparences.
Il faut absolument se rendre à la capitainerie et prendre consciencieusement connaissance du bulletin météo.
Je vais vous donner ma technique, parce que c’est un document qui reste assez délicat à déchiffrer pour les novices.
Attendez qu’un mec avec une casquette et un porte-clef moche qui flotte arrive, et guettez ses réactions.
Si il dit : “Oulah, c’est pas joli. Bon bah on va rester au port” : restez au port.
En revanche, si vous entendez ” Ok, c’est bon” : restez au port. Suivez le discrètement jusqu’à son véhicule nautique. Il vous faut vérifier que ce n’est pas un pêcheur. Ils sont malades les pêcheurs. Ils sont prêts à tout pour ramener du poisson. La raison pour laquelle ils consultent le bulletin météo de la capitainerie est d’ordre mécanique. C’est un réflexe.
S’il s’avère que la personne est en fait un plaisancier lambda qui possède une embarcation semblable à la vôtre, c’est à dire un voilier avec des voiles, vous pouvez considérer avoir pris connaissance de la météo.
Notez qu’en matière de voile, il existe un vocabulaire très riche dont il va vous falloir prendre connaissance pour être à l’aise avec les choses de la mer. Reportez- vous au glossaire à la fin de cet article.

La semaine prochaine, nous verrons comment sortir du port ainsi que les histoires de babord et de tribord.

GLOSSAIRE

Voilier : embarcation munie de voiles.
Plaisancier: personne qui fait des plaisanteries qui ont un rapport avec les bateaux. Comme la série des pincemi et pincemoi par exemple.
Vulve : chatte de la femme
Glossaire :définition des termes compliqués, comme glossaire par exemple.

Grand concours de reprise de l’hiver

Classé dans : Comme c'est beau — Abraham Kadabra on 11 novembre 2007 @ 0:09

A l’instar de frédéric II à l’égard de Bach, je vous propose de reprendre ce thème et de le magnifier. Les premiers challengers sont agapi , AK , Kek , Candy Cane , FM , Thierry Jullien et Ivan des Fatals Picards

La chanson s’appelle “Et puis un ré”.

Il est bien évidemment interdit de changer les accords.

On apprend de Potsdam que Monsieur Bach, le célèbre maître de chapelle de Leipzig, est arrivé à Potsdam même dimanche dernier pour avoir le plaisir d’y entendre l’excellente musique royale. Le soir, à peu près au moment où la musique ordinaire de la chambre est habituellement dans les appartements royaux, on annonça à Sa Majesté que le maître de chapelle Bach était arrivé et qu’il se trouvait alors dans son antichambre où il attendait la très gracieuse autorisation d’entendre la musique. Sa Majesté donna immédiatement l’ordre de le faire entrer, se mit aussitôt à l’instrument nommé forte et piano et eut la bonté de jouer en propre personne sans aucune préparation un thème sur lequel le maître de chapelle Bach dut improviser une fugue. Le dit maître de chapelle yparvint de manière si heureuse que non seulement Sa Majesté eut la bonté d’exprimer sa satisfaction, mais encore toutes les personnes présentes furent plongées dans l’étonnement. Monsieur Bach trouva si dense et si beau le thème qui lui avait été donné qu’il veut le coucher sur papier en une véritable fugue et le faire ensuite graver sur cuivre.”

La recette du coq à l’âne

Classé dans : Textes aux stérones — Abraham Kadabra on 31 octobre 2007 @ 17:37

Pour faire un bon coq à l’âne, il nous faut :

- un coq
- un âne
- du sel
- de l’ouïa

Faites bouillir le coq dans deux volumes d’eau salée.
Salez.

Dans la salle d’attente aussi c’était bouillant. A un moment donné, y’a un mec qui arrive, il toise tout le monde, et nous assène un ” Bonjour messieurs dames !” Le mec trop con hein, y’avait que des gonzesses. Bon sauf moi, mais quand même, il pourrait faire gaffe quoi.

Une fois que le coq bout, salez l’ouïa, et faites revenir michaël.

Perso, je ne savais pas qu’il existait un art martial israëlien. D’un autre côté je ne suis pas non plus specialiste en la matière. La seule vision que j’en avais jusqu’à présent se résumait à un dessin réalisé par Martial Lefèvre quand j’étais en 5ème. Ca représentait des légumes pompiers. Il est devenu surveillant pénitentiaire. C’est dingue la vie hein.

Salez.

Si le krav maga était efficace, y’aurait peut être pas eu 6 millions de juifs exterminés pendant la seconde guerre mondiale.
Du coup, on va faire de la systema. C’est un art martial russe. Ils sont fort les russes : ce sont les premiers à avoir tué un chien dans l’espace.

En voyant le coq qui bout, il y a de fortes chances pour que l’âne se soit barré.
Appelez Francis, et insistez, car il ne fait aucun doute que francis l’a, l’âne. J’aime bien cette blague. (En revanche jean-luc la hait)
Quand l’âne est mort, découpez-le en dés et enfournez-le à 180 pendant 1h30.

Du coup, je pense que je vais le faire moi-même. J’ai appelé le mec, et la pièce coûte 15 euros. Je vais quand même pas prendre le risque de la leur laisser pour procéder à la réparation. A tous les coups, ils vont me changer tout le faisceau ces cons, et je vais me retrouver avec une facture de 200 euros à régler.

Saupoudrez de sel, et servez.

Suggestion d’accompagnement : du coca light

Frottis de porc

Classé dans : Textes aux stérones — Abraham Kadabra on 29 octobre 2007 @ 11:48

Mailodie d’amour

Classé dans : Comme c'est bien — Abraham Kadabra on 23 octobre 2007 @ 15:24

- Message reçu -

  • De :* Joelle.k <mailto%20:joelle.k@polyphonies.fr
  • À :* dg <mailto%20:dg@xinus.net
  • Date :* 2007-10-18, 15:51:02
  • Sujet :* POLYPHONIES;

Ecole_à_distance_d’écriture_musicale_&_de_composition

Bonjour Didier,

Le 03 Août dernier, nous avons eu le plaisir de vous envoyer votre cédérom 1 à l’essai.

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- UNE FORMATION PROFESSIONNELLE: Polyphonies vous apporte tous les outils nécessaires pour savoir composer, et bien-sûr: écriture d’une mélodie, harmonisation, arrangement et orchestration. Nous apportons des compétences en écriture musicale équivalentes aux meilleures écoles supérieures (Ecole Normale, CNSM…)

- UNE ECOLE UNIQUE EN FRANCE: Nos élèves viennent de tous horizons musicaux: jazz, variété, classique, rock… Ce qu’ils veulent? Apprendre à écrire la musique qu’ils aiment, sans théories superflues. Grâce à une pédagogie exceptionnellement claire, attractive et approfondie, le savoir-faire des compositeurs d’hier et d’aujourd’hui enrichira considérablement le vôtre.

- DES TARIFS COMPETITIFS: Le fractionnement sans frais des règlements vous permet de maîtriser votre budget, et d’envisager vos études dans le long terme. Nous offrons également des tarifs spéciaux pour les étudiants, les personnes au chômage ou aux revenus modestes.

Alors,n’hésitez plus ! Dès aujourd’hui BENEFICIEZ DE -15% sur votre première inscription! Pourquoi cette offre? Pour vous donner une raison supplémentaire de commencer dès aujourd’hui vos études de composition, avec cette première session de formation qui vous apportera déjà énormément. Vous trouverez le bulletin d’inscription correspondant à cette offre promotionnelle en cliquant sur le lien suivant: www.polyphonies.com/relances/rel2_TN.rtf


Bien entendu, nous restons à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire, en vous réservant le meilleur accueil. A bientôt donc, comme je l’espère, Joëlle KUCZYNSKI

  • De :* dg <mailto%20:dg@xinus.net
  • À :* Joelle.k <mailto%20:joelle.k@polyphonies.fr
  • Date :* 2007-10-18, 15:55:02
  • Sujet :* POLYPHONIES;

Bonjour Joelle,

Je suis très tenté mais c’est vraiment trop cher. A mon grand désarroi.

Merci pour votre offre

Cordialement Didier

  • De :* Joelle.k <mailto%20:joelle.k@polyphonies.fr
  • À :* dg,jl <mailto%20:dg@xinus.net,jean-luc.k@polyphonies.fr
  • Date :* 2007-10-19, 11:58:46
  • Sujet :* Re: POLYPHONIES;

Ecole_à_distance_d’écriture_musicale_&_de_composition

Bonjour Didier,

Je vous remercie de votre message, et de votre réponse rapide. Comme vous pouvez le constater, POLYPHONIES développe des outils pédagogiques dynamiques et performants (cédéroms de cours, blog, forum délèves, galerie audio, partenariat avec logiciel de solfège…), qui assurent la pleine réussite de votre formation en composition musicale, et propulse vos compétences au niveau professionnel. Nos tarifs sont le reflet de l’engagement que nous mettons pour assurer le succès de votre apprentissage et garantir votre maîtrise des outils compositionnels. De plus, nous offrons des facilités de paiement, qui correspondent à l’équivalent d’un crédit gratuit: en effet, vous pouvez mensualiser votre formation (un cédérom est payable jusqu’en 4 mensualités de 70 EUR environ), en consacrant à peu près ce budget mensuel tout au long de votre formation. C’est l’équivalent du prix d’un bon repas au restaurant pour 2 personnes dans le mois!…

Alors… formation musicale professionnalisante ou bon resto?

N’hésitez pas à entrer en contact avec nous, pour tout type de demande: -concernant l’administration, au 05 46 93 63 45, tous les jours du lundi au vendredi, de 09h00 à 17h00 -concernant la pédagogie, au 05 46 91 77 46, du mardi au vendredi, de 14h00 à 17h00

C’est avec plaisir que nous vous répondrons.

Bonne journée, Joëlle Kuczynski

  • De :* dg,jl <mailto%20:dg@xinus.net,jean-luc.k@polyphonies.fr
  • À :* Joelle.k <mailto%20:joelle.k@polyphonies.fr
  • Date :* 2007-10-20, 11:57:36
  • Sujet :* Re: POLYPHONIES;

Bonjour Joelle,


Vous avez conscience que si je n’emmène plus ma petite amie au restaurant, il y a de fortes chances que celle-ci me quitte pour un autre.
Vous savez comment sont les femmes…
Il va vous falloir trouver un meilleur argument.


Vous souhaitant bonne réception.

 Cordialement
Didier - Message d’origine -

De: “Joelle.k” <joelle.k@polyphonies.fr À: dg@xinus.net Env: 23/10/2007 11:22 Objet: Re: POLYPHONIES; école_à_distance_d ‘écriture_musicale_&_de_composition

:-D tout dépend de la femme sur qui vous tombez: certaines aiment beaucoup mieux une petite soirée sympa chez l’élu de leur coeur, dont la brillante conversation est pleine de vie et d’intérêt pour la musique qu’il lui fait découvrir… on peut terriblement s’ennuyer, même dans un restaurant, si on ne cultive pas sa passion.
Qu’en pensez-vous?


Le meilleur commentaire fera office de réponse officielle de ma part.
Je compte sur vous.
Je vous aime tellement si fort d’amour à la fraise.

L’essentiel est invisible pour les vieux

Classé dans : Textes aux stérones — Abraham Kadabra on 4 octobre 2007 @ 14:59

Désormais chacune de mes notes sera accompagnée d’une bande sonore originale composée spécialement à cet effet en moins de 20 minutes. Aujourd’hui, Tintin-clapclap

Allez savoir pourquoi ce jour-là je me suis mis en tête d’expliquer à Madeleine, 78 ans, ce qu’était internet. J’ai pourtant pour principe d’ignorer les femmes de plus de 25 ans, souvent fourbes,vénales et malveillantes.Mais Madeleine non. C’est une femme bien : elle habite Maisons-Laffite.
J’éprouve en outre une réelle admiration pour les personnes qui parviennent à écouter France Culture de leur plein gré. C’est un truc qui me dépasse. Rien que le nom de la station m’emmerde. C’est dommage hein, je suis intimement convaincu que la culture est un rempart contre les CSP inférieures.

Et puis c’est vraiment bien classe de gagner une partie de trivial pursuit.
Même si le trivial pursuit adulte est vraiment trop balaise. Surtout les questions “arts et littérature”. Je suis toujours surpris de prendre conscience au cours de ces parties, intervenant pour sauver les soirées de merde, à quel point je suis une tanche en art. Par exemple, je ne sais pas pourquoi Léonard de Vinci a peint La Joconde. Ca m’échappe.

En revanche, je suis vachement fort en problèmes. Ainsi, auriez-vous la moindre idée de la manière dont on peut obtenir un litre d’eau en ne disposant que de deux récipients opaques ?

J’aime bien les vieilles dont les yeux pétillent. Le jour où j’ai demandé à Madeleine si plus jeune, pendant la guerre, elle faisait des partouzes, elle a juste fait “rhooo” et elle s’est marrée. Madeleine, je t’aime. J’ai pas eu de réponse à ma question, mais je t’aime. Madeleine, Internet, c’est comme une grande toile cirée en fin de repas. Une toile cirée où chaque miette de pain contiendrait une information.

Insectes infâmes

Classé dans : Comme c'est beau — Abraham Kadabra on 24 septembre 2007 @ 0:45

Je t’aime Michael

Classé dans : Textes aux stérones — Abraham Kadabra on 21 septembre 2007 @ 12:06

Pour fêter l’arrivée de l’automne, et surtout me faire pardonner pour tout ce ménage que je ne fais pas, j’ai invité ma mie au restaurant.
Une illustration parfaite de la puissance de mon amour, dans la mesure où je ne ferai jamais rien de tel pour des femmes que je connais depuis beaucoup plus longtemps, comme ma grand-mère par exemple.
Et pas seulement parce qu’elle est morte.
Surtout qu’il m’en reste une de grand-mère, et que elle aussi j’aurais très bien pu l’emmener si elle n’avait pas été aussi vieille et moche.
De toutes façons, vous finirez toutes vieilles et moches.
Ma grand-mère, plus jeune, c’etait une bombe. Y’a pas un allemand qui lui résistait pendant la guerre.
Elle ressemblait un peu à pénélope jolicoeur.

Pour éviter de me taper toutes les courses et la vaisselle, j’ai donc emmené ma dulcinée dans ce superbe restaurant italien.

J’aime pas trop les italiens grâce à ma grand-mère morte. Elle m’avait vaguement expliqué je ne sais plus trop quoi avec garibaldi ou gambetta. Un truc historique de gauche horrible.
A moins que ce ne soit un prétexte, et que mon grand-père se soit juste tapé une italienne dans son dos.
Même si bon quand même, ça m’étonnerait (je mettrai une photo de mon grand-père à l’occasion)
J’aime pas trop les italiens, mais la gastronomie italienne, c’est quand même “kètechose”, comme on dit par chez nous, dans le 11éme.
Tout était très bon car c’était très cher.
On s’est littéralement régalé, mais au moment du dessert, il s’est passé un truc horrible. Ma bien-aimée a planté ses beaux yeux dans les miens, dans une espèce d’attente enthousiaste.
Et là, en une fraction de seconde, j’ai compris.
Tout est allé très vite dans ma tête : le grand restaurant très cher, nos deux ans de vie commune, mon sens aigu des responsabilités, mon fazer 600 bleu ecureuil, mon hygiène irréprochable …
Dissiper ce malentendu ne fut pas une mince affaire, mais il suffit parfois de dire la vérité pour que les choses s’arrangent.
J’ai déjà prévu de me pacser avec Michaël en Mars pour faire une blague à son père homophobe.
Elle a compris.
Je l’aime.

PS :

Liste exhaustive des bonnes idées pour faire sa “demande” et surprendre sa future femme :

- Cacher la bague dans un tube de dentifrice
- Accrocher la bague à la ficelle du tampon hygiénique de votre amoureuse pendant son sommeil (ne fonctionne pas avec les femmes ménopausées)

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